L'industrie génétique et informatique étant désormais lancée sans possibilité de retour, l'utilité de la préservation de la personne apparaît évidente, et sa salubrité écologiquement très probable.
Les régimes politiques autorisent cette industrie aux administrations et multi-nationales mais laissent une marge étroite aux individus sans pour autant condamner les principes de liberté à l'origine de la civilisation - si étroite que tout ce qui concerne la génétique est à priori interdit à la personne physique, selon la loi française qui autorise néanmoins le stockage sans déchiffrage du génome.
A l'opposé de ces restrictions, les volontés de la personne transmises à des avatars virtuels sont relativement libres voire encouragées (jeu de rôle en ligne, programmation de réalité virtuelle). Le clonage informatique de la personne virtuelle dans un environnement d'intelligence artificielle donne la possibilité légale de prolongation des oeuvres d'une vie.
Ces mondes parallèles ( dénommés Métavers ) sont propices à constituer un mode dynamique de préservation de la mémoire. Au cours du recensement des techniques de conservation, le monde de Second-Life * a été choisi par Cyberontime pour loger un laboratoire de mémoire persistante : des avatars sont constitués et animés par une personne vivante, puis prolongés après son décès - techniquement animés par l'Intelligence Artificielle et moralement gérés par son association tutélaire.
Pour visiter le labo : Dream City 106, 55, 24
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